Il y a des phrases qu’on entend dans sa tête comme si elles disaient la vérité.
« Je n’y arrive pas. »
« Je suis nulle. »
« Je ne suis pas assez. »
Des pensées qui tournent, qui serrent la gorge ou coupent les jambes. Qui reviennent à chaque difficulté, comme une voix intérieure bien rodée, familière… mais pas toujours juste.
Dans le tumulte du quotidien avec un enfant autiste, ces pensées-là peuvent surgir sans prévenir. Elles s’imposent quand la fatigue est là, quand les rendez-vous s’enchaînent, quand les progrès tardent. Et si on les écoutait trop, on finirait par douter de tout. De soi. De sa valeur. De ses efforts.
Mais ce que l’on pense… n’est pas toujours ce qui est.
C’est l’un des fondements des thérapies cognitives : une pensée n’est pas un fait. Ce n’est pas parce qu’une idée traverse notre esprit qu’elle dit la vérité sur nous. On peut apprendre à l’accueillir, à la reconnaître, sans forcément y adhérer.
Prenons un exemple :
« Je suis une mauvaise mère. »
Cette pensée-là ne dit pas que vous êtes réellement en échec. Elle dit peut-être que vous êtes épuisée, dépassée, que vous avez besoin de soutien. C’est une alerte émotionnelle, pas un verdict.
Une autre manière de regarder
Ce travail, au cabinet Nouveau Regard, on le mène avec douceur. Pas pour nier les pensées douloureuses, mais pour apprendre à leur faire face autrement. Pour donner plus de place à ce qui vous rend capable, aimante, engagée — même quand vous en doutez.
Et pour se rappeler, ensemble, que vous êtes plus que vos pensées.

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